Zouerate/ Célébration du 1er mai sur fond de contestations à la Snim « nous affirmons que nous sommes déterminés plus que jamais à arracher nos droits », dixit les travailleurs.

La  fête internationale du travail a été commémorée ce 1er mai 2017 à Zouerate dans un contexte particulier, suite à la détérioration des rapports entre la Snim et ses employés.

A l’origine de cette situation, l’échec des négociations entre les deux partenaires sur une plate-forme revendicative qui  a conduit à un débrayage de 24 heures.

Les centrales syndicales ont battu le pavé dans une marche unifiée.

Les travailleurs ont, tôt le matin, pris d’assaut le local des délégués d’0ù la marche s’est ébranlée pour se terminer à la tribune officielle devant les autorités administratives et sécuritaires de la région.

Devant la foule immense, les représentants des travailleurs ont exprimé « leur détermination à arracher leurs droits, malgré le manque d’importance accordé par leur partenaire aux négociations avec les délégués du personnel et vu toutes les formes de provocation à leur encontre ».

« Aujourd’hui, nous annonçons la disponibilité de nos délégués  pour un dialogue sincère et objectif avec notre chère entreprise afin de trouver une solution à cette crise  et assurer la stabilité du climat social et la sérénité des  conditions sécuritaires de notre chère ville Zoueratt », affirment les délégués.

Pour sa part, le wali du tiris Zemmour, M. Isselmou Ould Sidi, a lancé un message aux protagonistes.

« J’appelle  la Snim à faire des propositions concrètes et acceptables et les travailleurs à tolérer, privilégiant la concertation dans la préservation de la  sécurité et de la stabilité dans l’intérêt suprême de la Nation, le climat est grave », souligne-t-il.

Les employés de la sous-traitance n’ont pas été en  reste. Regroupés dans une coalition de syndicats (UTM, CGTM, CLTM, USLM, CITM, CMT), ils ont dénoncé leurs conditions de travail.

« Malgré la grande avancée qui a été faite pour éradiquer l’exploitation honteuses des travailleurs des sous-entreprises. Il reste malheureusement encore aujourd’hui, des séquelles de cette politique intolérable, pratique inhumaine, les travailleurs du nettoyage continuent à croupir sous une forme d’exploitation qui ne dit pas son nom », affirme un coordinateur syndical.

«  Nos conditions de travail sont difficiles et nos salaires sont maigres, nous ne bénéficions pas de primes, ni d’avantages liés à la dureté et au danger de notre travail, pire, certains parmi, ne touchent même  pas le SMIG, ce qui est contraire  à la loi de travail en vigueur en République Islamique de Mauritanie », indique-t-il.

Ils ont appelé à assainir le secteur de la sous-traitance en vue d’appliquer convenablement son statut.

« Le secteur de l’infrastructure a toujours été en proie à des pratiques déplorables, le secteur mérite d’être assainie pour son statut soit appliqué convenablement par les sous-entreprises et l’administration du travail.

A rappeler que les travailleurs  ont déclenché, ce 1er mai à 00 H, un débrayage de 24 heures qui a touché les principales activités de l’entreprise.