Zouerate/ pénurie d’eau, une boulangerie assoiffe tout un quartier depuis bientôt trois mois.

Depuis l’explosion de la principale réserve d’eau de la ville, une pénurie d’eau affecte  Zouerate  particulièrement certains  quartiers de la cité Snim.

Le quartier dit grand Socim suffit comme  exemple. Dans ce quartier, sur plus d’une centaine de logements,  presque seuls une dizaine trouvent le liquide précieux depuis trois mois.

C’est un véritable parcours de combattant que d’avoir de l’eau dans cette partie de la cité Snim, les rares maisons qui trouvent de l’eau sont assiégées par les personnes à la recherche du précieux liquide en cette période de canicule.

Depuis presque trois mois, l’équation d’eau n’est pas résolue dans ce quartier habité par des employés de la société nationale industrielle et minière. « Avoir de l’eau dans cette zone c’est un réel  chemin de croix, se lamente un travailleur avant d’ajouter « pourtant le problème a été posé à maintes reprises aux services compétents, mais sans réponses ».

« Nous nous sommes cotisés, avons payé un ouvrier pour creuser et vérifier la canalisation, après vérification par des employés du service concerné, ces derniers nous ont déclaré que le problème ne se situe pas dans la tuyauterie », conclut-il.

Les habitants déplorent l’absence de solution de rechange «  nous ne trouvons pas d’eau, l’entreprise devrait nous ravitailler par des citernes, elle en possède énormément », se lamente un employé.

D’autres fustigent la position des  travailleurs habitant ces quartiers, qui, dit-il, n’ont pas pris ce problème à bras le corps, ne s’intéressant  qu’aux revendications matérielles et pécuniaires laissant de côté le volet social.

« S’il s’agissait de l’argent, ils auraient fait des sit-in et débrayages, la direction locale n’est même pas au courant », s’alarme un autre  employé de l’entreprise.

Des travailleurs montent aussi au créneau pour dénoncer la gestion de l’eau qui est rare dans cette partie du pays et l’insouciance de certains citoyens.

En effet, des habitants  arrosent devant leurs maisons alors que leurs voisins immédiats ne trouvent pas d’eau, d’autres ne ferment pas leurs pompes à eau laissent le liquide rare couler dans leurs logements et même dans la rue.

C’est pourquoi, des voix préconisent le retour au système de la MIFERMA à savoir sanctionner les dilapidateurs  d’eau.

UNE boulangerie prive les employés de la Snim d’eau.

Ces habitants privés d’eau soupçonnent une boulangerie de la place de détourner par un moyen frauduleux l’eau qui leur était destinée.

En effet, selon des témoignages, la boulangerie précédente avait fait un branchement pirate sur le réseau de la snim, mais ce branchement avait été enlevé à l’époque.

Les habitants soupçonnent la nouvelle boulangerie de reprendre le branchement illicite sur le réseau d’adduction d’eau de la snim et de posséder une grande réserve à l’intérieur. Ce qui empêche les autres d’avoir de l’eau en cas de baisse de la pression surtout en période de grande chaleur.

A rappeler que les privés (restaurants, hôtels, auberges, boulangeries, …)  se prennent en charge en matière d’eau, les maisons hors Snim sont alimentées par des citernes de la commune de zouerate.

Les voisins immédiats de la boulangerie disent n’avoir jamais vu une citerne d’eau alimenter  la boulangerie en question alors qu’elle ne fait pas partie du domaine de la Snim. Les privés ne sont pas alimentés par la Snim.

Par ailleurs, Les employés  demandent  à l’entreprise de suivre l’affaire,  de chercher les voies et moyens afin de mettre fin à leur calvaire qui n’a que trop duré.