Affaire Khashoggi : la guerre des lobbys fait rage dans le Golfe

D’un côté, le Qatar. De l’autre, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, en pleine tourmente de l’affaire Khashoggi. Entre ces deux camps irréconciliables, la lutte d’influence fait rage. Champs de bataille : le Maghreb, l’Europe et les États-Unis. Enquête.

Al-Jazira boit du petit-lait. Dès l’annonce, le 2 octobre, de la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat de son pays à Istanbul, la chaîne établie à Doha a basculé en édition spéciale. L’antenne est désormais entièrement consacrée à cette affaire, qui, au fil des heures, se transforme en scandale planétaire. La cascade de révélations incite le Financial Times,Bloomberg, CNN et CNBC à annuler leur partenariat avec le Future Investment Initiative, grand forum économique organisé du 23 au 25 octobre à Riyad.

Du côté de l’administration américaine, le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a annulé sa participation. Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé suspendre ses visites en Arabie saoudite, en coordination avec l’Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.

J.A