Le général burkinabé Gilbert Diendéré comparaît au procès du putsch raté de 2015

Le général Gilbert Diendéré a nié, lundi, avoir été le cerveau de la tentative de coup d’État de 2015 au Burkina Faso, lors de sa comparution devant le tribunal militaire de Ouagadougou.

Présenté comme le cerveau de la tentative de putsch de 2015 au Burkina Faso, le général Gilbert Diendéré est arrivé, lundi 26 novembre au matin, au tribunal militaire de Ouagadougou pour comparaître au procès, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Le général Diendéré, qui avait pris la tête du coup d’État manqué, est accusé d’attentat à la sûreté de l’État, trahison et meurtres, lors des événements qui ont fait 14 morts et 270 blessés. Sa comparution était attendue depuis le début du procès en février.

Dès 8 heures (locales et GMT), une longue file de 200 personnes attendaient l’ouverture de la salle. Comme depuis le début du procès, un important dispositif sécuritaire était déployé autour du tribunal.

« Je n’ai ni commandité, ni planifié, ni organisé, ni exécuté ce que d’aucuns appellent le coup d’État du 16 septembre 2015 », a déclaré le général Diendéré à la barre, reconnaissant seulement avoir « assumé une situation donnée ».

Chef du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), l’unité d’élite de l’armée qui a perpétré le coup d’État, il avait pris la tête du Conseil national pour la démocratie, organe dirigeant des putschistes, avant de rendre le pouvoir face à la pression populaire et à l’armée loyaliste.

Avec AFP