Brakna / Agence Tadamoun, le calvère des instituteurs contractuels, six mois sans salaire.

Les instituteurs contractuels de l’AgenceTadamoune qui se trouvent dans différents sites de rapatriés du Sénégal installés au Brakna traversent une situation difficile, selon un de leurs représentants.

Ayant signé leurs contrats depuis le 14 novembre 2018, ils n’ont reçu aucun sou jusqu’ici.

Les concernés dénoncent cette situation dure surtout en ce début du mois de ramadan, ils la qualifient de non respect des engagements de Tadamoune et appellent ses responsables à plus de respect envers eux, renseigne la même source..

A rappeler que ces contractuels se trouvent  dans presque quinze (15) écoles de sites de rapatriés situés dans les moughata’as d’Aleg, de Boghé et de Bababé.

La plupart d’entre eux n’habitent pas dans ces lieux et sont obligés de faire le déplacement sur leurs propres frais et n’ayant touché aucun salaire, ajoute la source précitée.

Il y a des contractuels qui habitent à Aleg, à Boghé et qui doivent donner des cours à Dara Salam, Boynguel Thilé, etc, sur une distance de 30 à 80 km, cela demande des moyens de transport, déplore la source susmentionnée.

A  souligner que ces instituteurs contractuels avaient, lors d’un sit in devant les locaux de la wilaya, dénoncé la réduction de la durée de leur contrat qui était initialement de 08 mois devait passer à 07, ils avaient saisi les autorités administratives locales.

A noter enfin que ces derniers temps, l’agence Tadamoune multiplient ses missions de contrôle inopinées dans les écoles concernées pour s’assurer de la présence du personnel enseignant et de son effectif précis.

Que cachent ces misions inopinées de l’Agence Tadamoune?

Alors que les contractuels scrutent encore l’horizon en attendant leurs salaires, Tadamoune multiplient des missions de contrôle des effectifs dans les écoles concernées.

Une source indique que ce n’est pas par hasard que ces missions se multiplient, et l’on soupçonnerait des noms fictifs dans les listes des contractuels, ce que les contrôleurs de Tadamoune chercheraient à démasquer, conclut la source, au grand dam des instituteurs qui se sacrifient et qui sont sur place depuis six mois sans salaire.